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Hildegarde de Bingen, est considérée comme 1ère femme naturaliste.

Hildegarde de Bingen, est considérée comme 1ère femme naturaliste.
8 février 2022 Sylvie
hildegarde

Hildegarde de Bingen : Biographie

C’est en 1098, au moment même où les royaumes européens se déchirent, tout en lançant la première croisade à l’assaut de Jérusalem, que naît Hildegarde (vient du germain hild “armée” et gardan “savoir”) dixième de sa fratrie, à Bermersheim, une municipalité allemande située en Rhénanie-Palatinat, dans le diocèse de Mayence.

Issue de la haute noblesse du Palatinat, le petite Hildegarde ne tarde pas, dès son plus jeune âge, à se distinguer des autres enfants par ses visions et prémonitions, “à l’âge de 3 ans, dira-t-elle, j’ai vu une lumière telle que mon âme a été bouleversée, mais à cause de mon enfance, je n’ai rien pu dire.”

Ainsi, enfant, elle parle peu de ses visions, de peur probablement de n’être pas prise au sérieux ou de passer pour folle, même si, parfois, son jeune âge la pousse à se trahir. A 5 ans, par exemple, elle décrit avec la plus grande exactitude les particularités d’un veau, qui se trouve encore dans le ventre de sa mère

Ses parents prennent alors conscience de toute la singularité de leur fille et décident de la confier à Jutta de Sponheim, fille du comte Stephen II.

Dès l’âge de 8 ans, elle quitte donc le cocon familiale pour aller vivre avec Jutta au couvent des bénédictines de Disibodenberg, situé sur le Rhin, où elle apprendra la lecture, la lyre et l’écriture. Hildegarde tissera avec la jeune abbesse Jutta, de seulement sept ans son aînée, une profonde amitié et lui confiera peu à peu ses visions.

“C’est tout éveillée que, de jour comme de nuit, je vois ces choses … Une lumière qui n’a pas d’origine et tellement plus lumineuse que celle qui entoure le soleil …”, lui dira-t-elle. Jutta décide alors d’en informer le moine Volmar, qui se révélera un ami et confident précieux pour Hildegarde tout au long de sa vie. En 1113, Hildegarde reçoit, à ses 15 ans, le voile des mains de l’évêque Otton de Bamberg, ce qui présage une destinée exceptionnelle.

Les années passent et, en 1136, Jutta décède, laissant le couvent orphelin. Qui mieux qu’Hildegarde pouvait reprendre le flambeau après avoir traversé toutes ces années de complicité à ses côtés ? Devenue abbesse du couvent en 1138, elle partage ses journée entre travail intellectuel et religieux et soins pour ceux qui viennent la voir.

Mais le calme apparent allait bientôt être rompu par une voix céleste … Car, en plus de ses visions, Hildegarde entend des voix qui lui ordonnent d’écrire et de divulguer ses visions et prédictions. Probablement effrayée par l’immense tâche qui l’attend. Hildegarde refuse, au cours d’une prière, l’ordre venu du Ciel.

Quand, soudain, un éclair la transperce de douleur, la laissant comme paralysée sur son lit. Il faudra alors l’intervention d’une religieuse prénommée Richardis, du fidèle confesseur de Hildegarde, l’abbé Volmar, et de l’évêque pour qu’Hildegarde change d’avis et accepte l’ordre divin.

En 1141, elle commencera l’écriture de son premier ouvrage intitulé Scivias (sache les voies), dont la destinée allait connaître un rebondissement sans précédent.

Elle y décrit vingt six visions, chacune suivie des “commencements” de Dieu et de ses propres interprétations, le tout formant une vaste histoire du salut depuis la création.

C’est le début d’un triptyque qu’elle poursuivra avec Les mérites de la vie, qui décrit en six visions l’affrontement des vertus et des vices, et le Livre des oeuvres divines, vaste théologie du cosmos.

En 1147, l’archevêque de Mayence profite d’un synode à Trèves pour présenter le Scivias au pape Eugène III (1145-1153) ainsi qu’aux principaux responsables de l’Eglise.

Désormais soutenue par l’Eglise, Hildegarde devient célèbre dans tout l’Occident.

Dès lors, la renommée du petit monastère ne cesse de grandir. Se retrouvant très vite à l’étroit, Hildegarde et les nonnes décident d’ouvrir un deuxième monastère. C’est ainsi qu’en 1150 Hildegarde fonde son propre monastère à Bingen, au Ruperstberg. Quinze ans plus tard, en 1165, alors qu’elle est âgée de 67 ans, elle fonde un autre couvent à Eibingen, près de Rüdesheim, dans le diocèse de Limbourg en Hesse.

Physica : le livre des subtilités des créatures divines (1151-1158)

Dans cet ouvrage, Hildegarde s’intéresse à la nature. Il s’agit en quelque sorte d’un livtre de science naturelle regroupant 513 plantes, mais aussi des animaux, des métaux et des pierres précieuses.

Infatigable malgré sa santé fragile, Hildegarde poursuit son œuvre prophétique, écrit des musiques de cantiques et entretient une correspondance de qualité avec les plus hautes personnalités de son époque.

Vers la fin de sa vie, Hildegarde fera quatre voyages dont un en France, dans le but de partager et de prêcher sur les parvis des cathédrales.

Le 17 septembre 1179, alors qu’elle est âgée de 81 ans, Hildegarde meurt le jour qu’elle avait prédit.

La plupart de ses écrits ont réunis dans le Riesencodex, un grand livre conservé à la bibliothèque régionale de Hesse, à Wiesbaden en Allemagne.

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